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1988, le SNSETT-CGT fait son entrée dans la Navale

La période juillet-août 88 passeront aux annales comme l'une des plus combatives dans l'histoire des luttes intérimaires dans la construction navale.

Alors que les travailleurs des chantiers navals s'étaient mis en grève à l'appel de la CGT, entre le 14 juin et le 11 juillet, pour s'opposer à 350 licenciements, les agences d'intérim décidaient de rompre les contrats de mission de tous les intérimaires détachés sur le site.

Début août, les intérimaires n'avaient toujours pas reçu leur paie du 16 juin au 11 août.Motif invoqué par les 18 agences qui les employaient: ils n'ont pas travaillé pendant cette période.

Le 4 août, à l'appel de la CGT, 450 intérimaires débrayaient pour exiger le paiement des journées non travaillées pour fait de grève et manifestaient en occupant les agences.

Le contrat commercial existait bel et bien entre les agences et la direction des Chantiers Navals. Il ne pouvait être rompu, sauf cas de force majeure. Et pourtant, la grève ne constitue pas un cas de force majeure. A cela s'ajoutait, le ras-le-bol des intérimaires qui rencontraient de sérieuses difficultés à se faire payer les paniers et les heures supplémentaires.

Dans la flambée de la lutte, les discussions s'engageaient avec l'inspection du travail et la direction des Chantiers. Mais la colère est montée d'un cran quand une agence, qui se disait prête à payer les jours non travaillées, s'est finalement rétractée sous la pression du reste des agences. Du coup, rassemblés devant les grilles des Chantiers, quelque 300 salariés intérimaires se sont rendus, avec les militants de la CGT, dans les agences pour presser les responsables afin de toucher l'intégralité des salaires.

Cortège de voitures et concert de klaxon en ville. Lorsque les salariés sont entrés dans l'agence BIS (aujourd'hui RANDSTAD), çà a tourné au vinaigre, le directeur, plein d'arrogance et de mépris, refusant tout dialogue et voulant expulser les salariés. Une vitre a même volé en éclats. Les intérimaires ont alors promis de revenir à la charge.

Durant plusieurs jours, les actions coup-de-poing se sont succédées.

Le 11 août, après une quinzaine d'heures de négociation à l'inspection du travail, les agences d'intérim ont fini par plier. Les directions d'ADIA, MANPOWER, BIS, CENTRAL INTERIM, SOGICA, SIMI, BFA signaient un protocole d'accord avec la CGT pour le paiement des heures, des paniers et des heures supplémentaires. Et en plus, le versement d'une indemnité de fin de mission de 15%.

Cette action a donc montré que les travailleurs intérimaires, à la merci de leur direction, peuvent aussi se défendre et se faire respecter.

C'est bien la démonstration que la lutte paie. Il s'agit donc d'une victoire importante sur l'arbitraire patronal.

A partir de cette bagarre, les intérimaires des chantiers navals de Saint-Nazaire commencent à s'organiser dans le SNSETT-CGT. Une poignée de charpentiers-fer, soudeurs, électriciens et tuyauteurs se syndiquent à la CGT. ils constitueront le premier noyau du SNSETT-CGT à bord des navires en construction.

En 1989, la syndicalisation prend de l'ampleur. Les militants du SNSETT-CGT sèment les ponts et les ballasts de tracts et les actions se font jour.

 

 

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