ACTE 2: JOURNÉES ROUGES DES INTÉRIMAIRES EN COLÈRE

20190210 journees rouges acte 2

L’HEURE EST À L’ACTION, DÉBATTONS, RASSEMBLONS-NOUS ET PRÉPARONS LA GRÈVE !

Mardi 12 février, la seconde journée rouge des intérimaires en colère mobilisera les salariés de Renault à Douai et de Mc Cormick à Carpentras, avec notamment des bureaux d’embauche et des rassemblements :

• À l’usine Renault à Douai, de 12h00 à 14h00 sur le parking du local du CE.
• À l’usine Mc Cormick à Carpentras, de 11h30 à 13h30 à l’entrée du site, 1021 avenue des Marchés.

La colère des gilets jaunes, qui s’exprime sur les ronds-points et dans les manifestations depuis trois mois, est l’expression d’une crise du pouvoir d’achat et d’un ras-le-bol de la population. Salaire trop bas, transports et loyers trop chers. Les travailleurs et leur famille, les retraités, les étudiants, les salariés précaires notamment intérimaires, les privés d’emploi... : plus personne ne s’en sort. Sauf les premiers de cordée, si chers à Macron.

Un grand débat national qui ne répond pas aux attentes des salarié-e-s de l’intérim

Le grand débat national, proposé par Macron, ne répond pas aux attentes d’une grande majorité de travailleurs, gilets jaunes ou non. Aucun des thèmes imposés n’aborde la problématique de l’exploitation et de la précarisation des salarié-e-s, de la répartition des richesses créées dans les entreprises. Et les 2,5 millions de salarié-e-s intérimaires, dans leur très grande majorité ne bénéficieront pas des quelques avancées obtenues en décembre, comme la prime exceptionnelle de fin d’année. Ils resteront dans la précarité, leurs indemnités d’assurance-chômage entre deux missions étant revues à la baisse.

La CGT Intérim a donc décidé de lancer une campagne d’information et d’actions avec les syndicats CGT des entreprises utilisatrices et propose aux salarié-e-s intérimaires et permanents d’avoir ce débat avec les patrons, dans les entreprises utilisatrices et dans les agences de travail temporaire, là où s’accumulent les milliards de cadeaux fiscaux et les bénéfices produits par leur travail.

Deux jours après les manifestations qui ont rassemblé 300 000 personnes en France à l’appel de la CGT, la première journée rouge des intérimaires en colère, dans les usines de Renault à Cléon, d’Iveco à Annonay et Valeo à Amiens a été également un succès. 750 salariés ont signé la pétition demandant, entre autres revendications, une prime de 1200€ net, versée aux intérimaires avec le salaire de mars.

Des agences d’intérim, proches des sites industriels, ont été brièvement occupées dans l’après-midi par des délégations de salariés qui ont pu transmettre aux directions générales leurs revendications.